Auteur : Maurice Maindron, Revue des Deux Mondes
“ C’est une fête qui s’adresse aux yeux, à l’esprit et au ventre. Le dévot hindou ne se contente point d’abstractions. Des deux côtés de la rue, comme le long de la façade du temple, scintillent les étalages des échoppes, des boutiques en plein vent, avec leurs mille petits lampions. Au milieu du char se dresse le taureau d’argent. Il luit, tel un énorme miroir. Placé de côté, il tend le cou, et paraît s’avancer d’une allure oblique, entre la perruche et le paon, entouré d’un essaim de petits brahmes qui se sont assis sur le plateau. Les bras des fidèles poussent, le char s’ébranle. ”
