J. de Quennefer, Souvenirs de Pondichéry (1882)
“ Ceux-là seuls qui sont arrivés à la perfection ici-bas obtiennent sans transition et sans renaissance le paradis suprême et immatériel où leurs âmes s'absorbent dans le sein de la divinité. Ce paradis s'appelle Mokcha. La perfection est rare au sein de l'humanité, aussi y a-t-il beaucoup d'appelés et peu d'élus. Une des conséquences de ce système est d'attacher le sceau d'un jugement divin à chaque condition d'existence ici-bas. Si on est malheureux, infirme, de caste vile, c'est qu'on a été coupable; si on est heureux, bien portant et de haute caste, c'est qu'on a été méritant. ”
