Csoma de Körös

Résumé

Csoma de Körös Annales du Musée Guimet

Si l’on avait fait pour les livres de Ceylan, du Népal, de la Chine, ce que fit Csoma pour ceux du Tibet, l’étude du bouddhisme considéré dans son ensemble aurait fait d’étonnants progrès. Mais le travail du voyageur hongrois de Transylvanie est unique. On a bien étudié quelques livres, des fragments des autres littératures bouddhiques ; la littérature tibétaine est la seule dont nous ayons un tableau d’ensemble, un résumé complet, nécessairement un peu inégal, plus bref dans certaines parties, plus développé dans d’autres, mais nous donnant, après tout, une image exacte et fidèle.
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Csoma de Körös Annales du Musée Guimet

Tout troublé, il cherche un refuge dans le monastère des disciples de Çâkya ; y entend par hasard de la bouche d’un prêtre faisant la lecture que « celui qui oppose au crime qu’il a commis de bonnes actions, peut briller même dans ce monde comme le soleil et la lune au sortir d’un nuage. » Il se repent et pour effacer par de bonnes actions l’horreur de son crime, il se décide à embrasser la vie religieuse ; il réalise son dessein, et en peu de temps, par une sérieuse application, il arrive à une grande perfection. Çâkya est informé par les prêtres que cet homme a tué sa mère
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Csoma de Körös Annales du Musée Guimet

Le roi de Anga (dont Campa était la capitale) triomphe de Padma-chenpo [3] , roi de Magadha (dont Râjagṛha était la capitale) et l’oblige à lui payer tribut ; — langage hautain du roi de Anga dans sa lettre à Padma-chen-po. Les officiers de ce roi lui signifient de se rendre au roi de Anga et prononcent devant lui un çloka dont le sens est : « Quand le royaume et la vie sont en danger l’un et l’autre, c’est de la vie qu’il faut se préoccuper ; car, à bien considérer les choses, il est évident qu’on pourra trouver un autre royaume, mais non une seconde vie ».
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