Antoine Meillet,
Les origines indo-européennes des mètres grecs
(1923)
“ Mais la théorie générale du rythme montre qu'une alternance de longues et de brèves, ou, pour employer des termes musicaux, de noires et de croches, suffit à donner à un auditeur le sentiment d'un rythme. Sans doute ce rythme est moins marqué que celui qui résulte d'éléments ayant des intensités différentes, mais il existe. Le rythme des vers indo-européens résultait donc seulement de la succession des syllabes longues et brèves : l'unité métrique, en grec ancien et en védique, est la syllabe. ”
