Accent (phonétique)

Définition et enjeux

Marie-Louise Sjoestedt-Jonval Phonétique d’un parler irlandais de Kerry

L’accent est un accent d’intensité, d’une énergie consi­dérable. Une syllabe tonique peut soutenir deux ou trois syllabes atones (cf. fɔhərəgə, § 273) ; pour l’action exercée par l’accent sur les voyelles atones, voir chapitre suivant.
L’accent d’un mot est déterminé en fonction de sa quantité et n’a donc pas de valeur caracté­ristique.
Le fait qui domine l’accentuation du parler est que l’accent frappe l’initiale (toutes choses égales d’ailleurs) , mais est attiré par les voyelles longues (ou par certains groupes, comme ‐aχ, ‐aχt) toutes les fois que l’initiale est une brève.
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Marie-Louise Sjoestedt-Jonval Phonétique d’un parler irlandais de Kerry

L’accent frappe la longue ou, à son défaut, l’initiale. Quand ces mots com­portent deux longues, la première est en général la plus accentuée, la seconde faisant partie d’un suffixe ou d’une désinence. Au cas où l’accent dépasse la deuxième syllabe en partant de l’initiale, il se développe un accent secon­daire sur la troisième syllabe en remontant à partir de la syllabe accentuée
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Marie-Louise Sjoestedt-Jonval Phonétique d’un parler irlandais de Kerry

Type ˍ⏑⏑ : accent sur la première syllabe : ˈtᴜ:ləkwɩmʹ (tionnlacaim) « j’accom­pagne ».
§ 267. Type ⏑ˍ⏑ : accent sur la deuxième syllabe, avec tendance à syncoper la première (chap. vi) : təˈmɑ:inʹɩmʹ (tiomáinim) « je conduis (une voiture) ».
§ 268. Type ⏑⏑ˍ : accent sur la troisième syllabe, avec accent secon­daire sur l’initiale : ˌɑməˈdɑ̃:n (amadán) « idiot » ; ˌpɔtəˈχɑ̃:n (potachán) « lapereau ».
Noter cependant : kwɩˈdʹαχˌtᴜ:ilʹ (cuideachteamhail) « sociable » ; məˈlaχˌtᴜ: (mallacht­ughadh) « maudire », comme kwɩˈdʹαχtə et məˈlaχt.
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