Sully Prudhomme,
Réflexions sur l’art des vers
“ Chaque mot, en effet, a sa sonorité propre qui, on le sait, n’est pas nécessairement imitative, expressive de la chose signifiée, non plus que des affections de l’âme émue par celle-ci. Se proposer d’employer exclusivement les vocables dont le son même exprime le sens, ce serait se condamner à un labeur incompatible avec la nature conventionnelle du vocabulaire. Une part seulement de la phonétique du langage est donc afférente au style, est susceptible d’exprimer l’âme de l’écrivain et ce qu’il sent des choses qu’il nomme. ”
