Hémistiche

Définition et enjeux

Annales du Musée Guimet

“ Il manque une syllabe à cet hémistiche.
V. 81. Bien qu’à la rigueur cet hémistiche pourrait être considéré comme ayant un sens complet, il est très vraisemblable, étant donnée la nécessité de la réunion eu un seul vers des deux hémistiches suivants et celle de l’achèvement du v. 86, avant le changement de mètre du v. 87, qu’il y a dans le texte ime lacune correspondant au deuxième hémistiche de notre vers.
V. 82, Bhinndrtham ; ms. bhinndrtha.
V. 83. ’abhidhdnam ; ms. "abhidlidnd. — VijTxeyam yat padena ; ms. vijneyd yah pddena.
”
Source : Wikisource

Maurice Grammont,  Petit Traité de versification française

“ Rien n’empêche, même dans ce cas, de reprendre sa respiration à la fin du vers ; aussi bien c’est souvent la meilleure manière de très bien dire.
Il résulte aussi des considérations précédentes qu’un bon rejet ne doit pas dépasser l’étendue d’une mesure ; si, dans l’alexandrin, il va rejoindre la coupe de l’hémistiche, l’effort se disperse et l’effet se perd.
L’enjambement et la rime. — La Harpe prétendait que nos vers ne peuvent pas enjamber, parce qu’ils riment. Au contraire, c’est la rime qui leur permet d’enjamber.
”
Source : Wikisource

Maurice Grammont,  Petit Traité de versification française

“ Dès la fin du xie siècle, les pauses, surtout celle de la césure, deviennent un peu moins fortes et vont s’affaiblissant jusqu’au xvie. Pendant cette période il n’est pas rare qu’un premier hémistiche enjambe sur le second, ou un vers sur le suivant. Des syllabes toniques libres deviennent parfois aussi fortes que les toniques fixes, ou même davantage, et le compte des syllabes s’impose moins sûrement à l’oreille. Aussi l’assonance, insuffisamment secondée pour marquer la fin du vers, se renforce-t-elle peu à peu. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature