Maurice Grammont

Élements biographiques

Maurice Grammont,  Traité pratique de prononciation française (1951)

“ Une phrase qui ne coritient qu'un élément rythmique, comme : « Va-t'en », n'a pas, à proprement parler, de rythme. Il faut au moins deux accents rythmiques pour constituer un rythme; d'ordinaire il y en a davantage, et le nombre n'en est pas limité. La phrase peut être courte, elle peut être très longue ; le mouvement rythmique se termine avec elle.
D'autre part, une série indéfinie d'éléments rythmiques tous semblables, comme durée, comme longueur, comme valeur, ne serait pas une phrase et ne ferait pas un rythme ; les douze coups d'une pendule qui sonne minuit ne font pas un rythme.
”
Source : Gallica

Maurice Grammont,  Petit Traité de versification française

“ Plus de compte exact des syllabes, plus de coupes fixes, plus de rimes obligatoires ; c’est la liberté absolue, si ce n’est pas l’anarchie. On y trouve côte à côte des vers à nombre pair et à nombre impair de syllabes, sans que la raison du changement soit toujours saisissable, si bien qu’on se demande souvent, lorsqu’un vers n’a qu’une syllabe de plus ou de moins que le voisin, si l’on ne doit pas les égaliser dans la lecture, en supprimant quelque e muet dans l’un, alors qu’on les fait tous entendre dans l’autre. ”
Source : Wikisource

Maurice Grammont,  Petit Traité de versification française

“ Une reine n’est pas reine sans la beauté,
et de même sur la sixième syllabe de tous les autres. V. Hugo s’est toujours violemment élevé contre ceux de ses prétendus imitateurs qui faisaient des vers sans accent tonique à cette place. Mais comment les vers peuvent-ils avoir des accents toniques là où la prose n’en a pas ? Parce ce que sont des vers, c’est-à-dire parce qu’ils ont un rythme qui n’est pas celui de la prose. C’est le rythme, et le rythme seulement, qui peut appeler un accent tonique sur une syllabe où la prose n’en admet pas.
”
Source : Wikisource

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