Résumé

Maurice Grammont Traité pratique de prononciation française (1951)

Une phrase qui ne coritient qu'un élément rythmique, comme : « Va-t'en », n'a pas, à proprement parler, de rythme. Il faut au moins deux accents rythmiques pour constituer un rythme; d'ordinaire il y en a davantage, et le nombre n'en est pas limité. La phrase peut être courte, elle peut être très longue ; le mouvement rythmique se termine avec elle.
D'autre part, une série indéfinie d'éléments rythmiques tous semblables, comme durée, comme longueur, comme valeur, ne serait pas une phrase et ne ferait pas un rythme ; les douze coups d'une pendule qui sonne minuit ne font pas un rythme.
Source : Gallica

Maurice Grammont Traité pratique de prononciation française (1951)

L'accent rythmique est attendu, régulier, normal, et on y arrive d'ordinaire par une gradation qui le prépare ; en dehors de sa fonction rythmique, il ne peut jouer aucun rôle, il ne peut produire aucun effet. L'accent d'insistance est inopiné, brusque, violent, et par suite il met vivement en relief le mot qui le porte. La syllabe insistante surprend; elle fait un contraste puissant avec ce que l'on attend: sans l'insistance, cette syllabe serait faible, base, courte ; elle devient forte, haute, longue.
Source : Gallica

Maurice Grammont Traité pratique de prononciation française (1951)

En principe les consonnes finales ne se prononcent pas dans les mots vraiment populaires et très usités ; plus un mot est savant ou rare, plus il y a de chances pour que ses consonnes finales se prononcent. — Beaucoup de consonnes finales qui ne se prononçaient pas anciennement se prononcent aujourd'hui, sous l'influence de l'orthographe et de son enseignement à outrance.
On ne citera guère ici que des exemples sur lesquels il y a aujourd'hui hésitation ou pour lesquels il y a divergence entre la prononciation du Nord et celle du Midi. On les classera artificiellement d'après la finale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature