Résumé

Alfred Cauvet La prononciation française et la diction… (1886)

On appelle élocution la manière de rendre les idées par la parole, conformément au choix et à l'arrangement des mots ; elle exige que la voix donne aux phrases les diverses expressions qui leur conviennent.
C'est par cette variété dans le débit, c'est par les nuances dont l'organe doit faire une sérieuse étude, c'est par des transitions habilement ménagées, enfin c'est par les gradations et les contrastes qu'on excelle dans la récitation et qu'on captive l'attention avec le plus de succès.
Source : Gallica

Alfred Cauvet La prononciation française et la diction… (1886)

Le hasard est souvent cruel ; le nord et le midi ; il mord à belles dents ; un muid équivaut à deux feuillettes ; il perd à tous les coups, etc., excepté quand on joint par un trait d'union un verbe à son sujet, ou quand un adjectif est suivi du nom qu'il qualifie; alors le d final se prononce comme un t : Combien perd-il ? Ce meunier, que moud-il ? Quel froid accueil ! un grand écrivain, etc. ; de même après quand et dans pied-à-terre, pied à pied ; mais cette consonne garde sa prononciation normale dans les deux mots composés nord-est, nord-ouest, où la liaison a toujours lieu.
Source : Gallica

Alfred Cauvet La prononciation française et la diction… (1886)

Retenez bien ceci, mon jeune monsieur : il faut qu'on donne à chaque phrase l'expression qui lui est propre, et que la voix s'élève ou s'abaisse selon que les mots ou les idées sont plus ou moins énergiques. Il faut se garder toutefois d'exagérer la force de la tonalité, car on tomberait alors dans le défaut de certains déclamateurs ridicules qui chantent plutôt qu'ils ne parlent.
Pour revenir à votre récitation, bien que je ne veuille
pas entrer dans de trop grands détails, je vous dirai sans détour, à propos de la voix, que vos intonations n'ont pas offert la variété nécessaire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature