Résumé

Philippe Martinon Comment on Prononce le Français

Ce n’est pas tout; si, après une voyelle, l’hiatus est tout ce qui reste de l’aspiration, il n’en est pas tout à fait de même de la consonne articulée. Par hasard se prononce bien comme par amour, sans doute à cause du grand usage qu’on fait de l’expression: ne dit-on pas, dans le peuple, à l’hasard de la fourchette? Mais par hauteur ne se confond pas avec par auteur, et avoir honte s’articule un peu autrement que fanfaron: il semble qu’après la consonne il y ait comme une espèce d’arrêt ou d’hésitation, une espèce d’hiatus, au sens de lacune.
Source : Gutenberg

Philippe Martinon Comment on Prononce le Français

Adam est, en définitive, le seul mot usuel en am qui ait gardé la finale nasale: il était trop populaire pour que sa prononciation pût être altérée, je veux dire défrancisée, comme l’a été celle d’Abraham, par exemple: il en est ainsi de tous les mots qui s’apprennent par l’oreille et non par l’œil. Macadam vient, il est vrai, de l’anglais Mac-Adam; mais Adam n’est pas nasal en anglais, et macadam, en qualité d’étranger, s’est francisé, sans nasaliser sa finale.
Source : Gutenberg

Philippe Martinon Comment on Prononce le Français

Beaux est ici fermé, comme partout: quoiqu’il soit moins accentué que mots, ce qui aurait pu contribuer à l’ouvrir un peu, c’est pourtant lui qui est le plus fermé des deux. La différence est moindre assurément que dans beaux hommes; elle est cependant certaine, et la demi-ouverture de mots entraîne celle de sots [262] . Il se pourrait, d’ailleurs, que le mot mot fût précisément celui qui s’ouvre le plus fréquemment ou le plus facilement, sans qu’il y ait lieu de distinguer comme autrefois entre le singulier et le pluriel.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature