Résumé

Portrait de Vastin Lespy Vastin Lespy Grammaire béarnaise ; suivie d'un Vocabulaire français-béarnais (1858)

Si l'on trouve dans des manuscrits béarnais histoère pour histori, ce n'est qu'à partir de l'époque où le français pénétra partout. Alors l'habitude de la prononciation française fit dénaturer dans les idiomes provinciaux qui s'écrivaient encore, l'orthographe des vocables dont les éléments étymologiques étaient les mêmes que ceux des mots français.
On écrit aujourd'hui gloire, histoire, en béarnais, tout en prononçant glouère, histouère ; c'est une preuve de plus que le français domine davantage en France. Ne nous en plaignons point.
Source : Gallica

Portrait de Vastin Lespy Vastin Lespy Grammaire béarnaise ; suivie d'un Vocabulaire français-béarnais (1858)

Ce serait là tout ce que le béarnais devrait à l'espagnol. Nous ne sommes pas de l'avis de ceux qui croient que nous avons fait de nombreux emprunts à nos voisins. Non ; aussi bien que la langue espagnole, l'idiome béarnais procède directement du latin, et les traces de l'origine latine sont peut-être plus marquées dans nos mots que dans les vocables d'outre-monts.
Source : Gallica

Portrait de Vastin Lespy Vastin Lespy Grammaire béarnaise ; suivie d'un Vocabulaire français-béarnais (1858)

C'est une contraction du latin, esumus, forme primitive de sumus (nous sommes) .
L'imparfait de l'indicatif, tout entier, est latin : - èri, ères, ère, (j'étais, tu étais, il était) , eram, eras, erat ; l'a du primitif se trouve dans l'ancien béarnais : — Si augun ERA en sa terre (si quelque homme était en sa terre. — Fors de Béarn) .
Au passé défini, houy (je fus) s'emploie à la place de estouy : c'est le fui des Latins ; f se change en h aspirée, ce qui est très fréquent chez nous, l'u se prononçait ou, on le voit dans segound de secundus.
Source : Gallica

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