Résumé

Armand Hornus Essai sur les troubles de la parole (1877)

Tous les actes réfléchissent l'hésitation du langage. Les malades veulent, puis ne veulent pas faire telle chose si insignifiante soit elle ; c'est la marque bien frappée de la débilité du cerveau.
Le tremblement de la parole est un trouble d'ordre ataxique. C'est une émission de mots dont les syllabes sont séparées les unes des autres par des intervalles non isochrones. C'est le parler de la colère et de l'ivresse. Il a une importance moyenne au point de vue du diagnostic de la paralysie générale, parce qu'il apparaît fréquemment tout au commencement.
Source : Gallica

Armand Hornus Essai sur les troubles de la parole (1877)

Quand la malade parle, elle a du tremblement des lèvres et l'émission des premières syllabes se fait assez péniblement ; la parole est tremblante, surtout au dehors, et peu à peu, à mesure que la phrase s'avance, les mots sont moins tremblants et prononcés d'une voix plus forte. La malade semble parler entre ses dents, les lèvres s'écartent à peine, les mâchoires sont comme accolées l'une contre l'autre. La langue est animée d'un tremblement uniforme, général, même lorsqu'elle est dans la cavité buccale, et quand elle est allongée le tremblement augmente.
Source : Gallica

Armand Hornus Essai sur les troubles de la parole (1877)

Trousseau caractérisait cette persistance de l'aphasie par cette comparaison : « Le cerveau de l'enfant, c'est la terre sur laquelle la charrue ne trace pas vainement son sillon fertilisateur. Le cerveau de l'aphasique, c'est la mer où la proue du navire ne peut pas laisser de trace. »
Lordat (1) qui donne sa propre observation, considère les termes d'alalie et d'amnésie comme presque synonymes, ce qui ne l'empêche pas de donner d'excellents caractères diagnostiques de l'aphasie amnésique.
Source : Gallica

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