Résumé

Amédée Saupiquet Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)

Maintenant que nous connaissons bien l’aspect clinique que revêtent les mutismes dépressifs, rien ne nous est plus facile que de les distinguer des cas d'aphasie hystérique. Dans les deux ordres de faits, nous trouvons certainement quelques ressemblances ; même début, sous les mêmes influences, même durée, même évolution, guérison souvent causée par des faits analogues. Mais, dans la période d’état, le malade atteint de mutisme dépressif ne dit pas un mot, ne fait pas un effort pour parler, pour écrire, même pour ébaucher un geste; il tient sa bouche obstinément fermée
Source : Gallica

Amédée Saupiquet Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)

Pendant ce temps, on avait complètement oublié l’existence de l’aphasie hystérique qui avait été révélée par les prédécesseurs de Charcot ; il n’en était plus jamais question, et Nissim qui, en 1825, fît une revue de tous les troubles de la parole susceptibles d’être produits par les différentes névroses, décrivait, dans l’hystérie, le mutisme, le bégaiement et le bredouillement, le zézaiement, la parole scandée, mais ne parlait nullement de Vaphasie.
Source : Gallica

Amédée Saupiquet Étude clinique et pathogénique sur le mutisme et l'aphasie hystériques (1904)

Dans la cécité verbale, les malades voient les lettres, mais en ignorent la signification. Ils se divisent d’ailleurs en deux catégories : ceux qui sont atteints de cécité verbale proprement dite, ne comprennent pas les mots, mais peuvent reconnaître isolément chaque lettre ; ceux qui sont atteints de cécité littérale, ne reconnaissent même pas les lettres. Il est fort rare d’ailleurs, chez les organiques, de trouver la cécité ou la surdité verbales isolées, indépendantes de toute aphasie et agraphie.
Source : Gallica

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