Arsène Touroude, L'hystérie, sa nature, sa fréquence… (1894)
“ Si l'on se rappelle que l'hystérie n'atteint que très peu l'intelligence et qu'aussitôt la crise passée, l'hystérique revient à son bon sens, on conçoit quelle désolation ou, pour mieux dire, quel supplice c'est pour une personne intelligente, souvent très instruite, habituée à vivre dans un milieu agréable, et ayant en ce moment toute sa raison, de se voir renfermée, pendant des semaines et des mois, et de passer toutes ses journées, soit avec des folles furieuses, soit avec des idiotes ou des imbéciles qui divaguent sans cesse et dont elle ne peut obtenir une parole raisonnable. ”
