Résumé

Arsène Touroude L'hystérie, sa nature, sa fréquence… (1894)

Si l'on se rappelle que l'hystérie n'atteint que très peu l'intelligence et qu'aussitôt la crise passée, l'hystérique revient à son bon sens, on conçoit quelle désolation ou, pour mieux dire, quel supplice c'est pour une personne intelligente, souvent très instruite, habituée à vivre dans un milieu agréable, et ayant en ce moment toute sa raison, de se voir renfermée, pendant des semaines et des mois, et de passer toutes ses journées, soit avec des folles furieuses, soit avec des idiotes ou des imbéciles qui divaguent sans cesse et dont elle ne peut obtenir une parole raisonnable.
Source : Gallica

Arsène Touroude L'hystérie, sa nature, sa fréquence… (1894)

S'il touche aux grandes émotions passées de la malade, c'est pour en parler comme d'un fait éloigné, et non pour les faire revivre dans tous leurs délails, comme cela a lieu dans la troisième période. Mais le plus souvent ce délire de la fin puise son sujet dans les impressions journalières de la malade et dans les préoccupations de son esprit et de son coeur. L'abolition de la volonté rend même toute dissimulation impossible. Aussi la malade découvre-t-elle parfois ses plus secrètes pensées et fait-elle part de ses projets les mieux cachés.
Source : Gallica

Arsène Touroude L'hystérie, sa nature, sa fréquence… (1894)

L'hystérie, avons-nous vu en étudiant ses causes, est surtout un mal héréditaire, et la plupart des hystériques apportent en naissant le germe de la maladie; mais ce germe ne se développe pas toujours ou n'apparaît que tardivement. Voici une jeune fille qui, par ses antécédents de famille, semble prédisposée à la névrose ; mais une éducation soignée, l'interdiction absolue de toute lecture dangereuse, l'éloignement constant des fêtes mondaines, des danses, des bals, des spectacles dont on sort le coeur agité, et qui font une si vive impression sur le système nerveux
Source : Gallica

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