Résumé

Robert Dreyfuss Du bégaiement : thèse présentée… (1923)

C’est ainsi, par des exercices réguliers, par le chant, la récitation que, lentement, graduellement, sans trop les attaquer de front, l’on fera perdre au bègue, les habitudes vicieuses qui n’entrent en jeu d’ailleurs que lorsqu’il y pense. Tous les exercices qui accumulent les difficultés et visent trop directement les troubles que l’on veut combattre sont à proscrire. C’est pour ce fait que la
lecture à haute voix, dans laquelle le bègue voit venir de loin la consonne qu’il craint de ne pouvoir émettre, est à cet égard un moins bon exercice que la parole.
Source : Gallica

Robert Dreyfuss Du bégaiement : thèse présentée… (1923)

BÉGAIEMENT ET BÉGAIEMENT HYSTÉRIQUE
L’bystérie peut simuler tous les troubles de la parole et en particulier le bégaiement. Mais est-ce véritablement un bégaiement pur ?
Ce qui frappe au premier abord c’est l’intensité du bégaiement. Le malade fait des efforts inouïs pour pro-noncer certaines syllabes. Tantôt le malade répète deux ou trois fois la première syllabe de certains mots, tantôt les sons sont absolument incompréhensibles, tantôt une syllabe, un mot sont oubliés dans une phrase prononcée à peu près correctement.
Source : Gallica

Robert Dreyfuss Du bégaiement : thèse présentée… (1923)

Dans le cas qui nous intéresse, on ne peut pas dire que le bégaiement suffit à lui seul pour faire poser
le diagnostic de dégénéré ; mais, quand il s’associe à certains troubles moteurs et psÿchiques il peut prendre une signification plus précise. Régis et la plupart des psychiatres sont en effet d’avis qu’un stigmate isolé de dégénérescence ne suffit pas pour classer un individu parmi les dégénérés ; pour faire ce diagnostic, il faut un faisceau, un bloc de stigmates. Nous ne pouvons donc plus admettre l’opinion de M. Déjerine. Le bègue est aussi intelligent que le commun des mortels.
Source : Gallica

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