Résumé

Georges Rouma La Parole et les troubles de la parole (1907)

Chaque mot est un centre sur lequel vient se condenser une foule d'impressions de toutes espèces. Chaque expérience nouvelle précise davantage le sens d'un mot acquis. Chaque mot nouveau pose le jalon d'une idée nouvelle. C'est ainsi que les pensées finissent par être si intimement liées à leur représentation abstraite, que généralement nous pensons avec les mots, et que beaucoup de personnes même, ne pensent bien qu'en mettant en action leur appareil moteur de langage, c'est-à-dire en parlant à haute voix.
Source : Gallica

Georges Rouma La Parole et les troubles de la parole (1907)

Si l'enfant dit un téon pour un crayon, un sat pour un chat, un pitinel pour un polichinelle, il faut lui répéter souvent le mot correct pour exciter son centre moteur à tenter de nouveaux essais d'imitation et non pas adopter ces caricatures de mots pour les employer dans les rapports avec l'enfant. Trop souvent des parents ignorants ou amusés par le côté drôle, pittoresque d'un semblable langage, sont la cause que des défauts s'ancrent à titre définitif et occasionnent plus tard le désespoir de leur enfant.
Source : Gallica

Georges Rouma La Parole et les troubles de la parole (1907)

L'enfant veut communiquer les impressions qui se pressent dans sa petite tête, mais il ne trouve pas le mot exact, il en émet un autre, sent qu'il se fait mal comprendre, hésite, recommence. L'entourage de l'enfant est amusé, celui-ci s'aperçoit qu'on rit de lui, sa confiance en son langage en est diminuée, les hésitations se renouvellent chaque jour plus fréquentes, le bégaiement s'ancre, se développe, finit par alarmer.
Source : Gallica

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