Dysarthrie

Définition et enjeux

Ludovic Marchand,  Manuel de neurologie à l'usage des praticiens et des étudiants (1909)

“ Il y a une dysarthrie par lésion des fibres allant de l'écorce (région operculaire) aux noyaux bulbaires, et une dysarthrie par lésion des noyaux bulbaires et des fibres radiculaires qui en partent. Quand la paralysie des muscles phonateurs est telle qu'aucun mot n'est prononcé, il y a anarthrie (1) . On rencontre la dysarthrie dans de nombreuses affections. Dans l'attaque apoplectique, dans l'hémorrhagie cérébrale, dans l'embolie cérébrale le malade à de la peine à articuler les sons. La parole est sourde et pénible. Aux troubles dysarthriques se surajoutent des troubles de l'idéation. ”
Source : Gallica

Charles Chatelin,  Blessures du crâne et du cerveau… (1917)

“ La dysarthrie bulbaire dépend de paralysies nucléaires avec amyotrophies et secousses fibrillaires des muscles innervés par la VIIe et XII' paire.
Aucune de ces variétés de dysarthrie ne relève à notre connaissance de blessure directe. Il s'agit presque toujours de lésions par contre coup ou par commotion que nous étudierons plus loin.
Quant à l'aphonie, la mutité, ou la surdimutité hystérique, symptômes qui sont loin d'être exceptionnels chez les blessés, ces troubles sont d'un diagnostic trop facile parce que nous y insistions.
”
Source : Gallica

Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)

“ Les dysarthries, ou dyslalies (Séglas) d'origine ataxo-parétique, sont les troubles neuro-musculaires pathognomoniques de la paralysie générale. Causées par les lésions de l'écorce, elles relèvent d'un trouble, non pas de la mémoire verbale, mais de l'émission psychomotrice du mot. La dysarthrie paralytique ne s'observe, au début de l'affection, que par intermittences rares, lorsque le malade est fatigué, ému, ou à propos de l'élocution des mots longs et difficiles. ”
Source : Gallica

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