Résumé

Louis Folliet L'Impotence dans les affections rhumatismales chroniques… (1913)

La douleur est une source capitale d'impotence. Un individu qui souffre lorsqu'il mobilise un segment de membre s'efforce, par une sorte de réflexe de défense, de l'immobiliser au maximum pour ne pas souffrir. De ce fait, le rhumatisme chronique, affection éminemment douloureuse, puisque, dans le langage populaire, douleur est devenu synonyme de rhumatisme, se caractérise souvent par une impotence relevant de ce mécanisme.
Source : Gallica

Louis Folliet L'Impotence dans les affections rhumatismales chroniques… (1913)

Les grands types d'arthrite ne tirent donc leur physionomie que de la localisation dominante des lésions et, pour bien connaître l'impotence qui en résulte, il faut savoir pourquoi le processus tend surtout vers l'ankylose dans tel cas, vers les déformations dans tel autre, etc.
Une autre raison pour laquelle l'anatomie pathologique seule est insuffisante pour connaître la gravité et le pronostic d'une arthrite, c'est que les lésions articulaires ne sont pas immuables : elles sont sans cesse en train d'évoluer vers l'amélioration ou l'aggravation.
Source : Gallica

Louis Folliet L'Impotence dans les affections rhumatismales chroniques… (1913)

Si dans les impotences de causes multiples et dans les arthrites en particulier, les troubles articulaires, musculaires ou autres, ne débutent pas simultanément, on peut voir aussi que bien souvent ils ne cessent pas ensemble ; dans une arthrite l'atrophie survit parfois à la disparition des douleurs et à la guérison des lésions articulaires, et l'impotence de cause musculaire va persister plus ou moins longtemps à l'état isolé. Parfois aussi une cause d'impotence cesse quand une autre apparaît, telle la douleur disparaissant quand s'établit l'ankylose.
Source : Gallica

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