Boris Rybak

Élements biographiques

Portrait de Boris Rybak Boris Rybak Psyché, soma, germen (1968)

Les paramètres de l'éthique Si je meurs, si je meurs de faim, de misère, de souffrances, mon univers se trouve rétréci et ramené à ma douleur et je peux nier la vie des autres, bafouer mon biotope de semblables ; si je meurs, autour meurt avant moi. En mon agonie je rejoins l'égocentrisme de mon enfance. Et celui qui meurt dans sa vie sociale se blottit lui aussi en sa bauge. Cette éthique de la « lutte pour la vie » fait les coupables et les victimes et les indifférents cruels. Qu'y gagne l'humanité?
Source : Gallica

Portrait de Boris Rybak Boris Rybak Anachroniques (1962)

Il découle de ceci que si l'Homme suit sa nature organique, son infrastructure, ce sera sa vie instinctuelle qui prédominera et il vivra plutôt comme une bête que comme un Homme. Par contre, s'il suit sa nature spécifique, sa culture, alors il s'exprimera dans son humanité entière. Savoir et prise de conscience prolongée par la création sont objets de cette biologie unique qui est celle de l'Homme.
Si maintenant on passe du schéma biologique de l'Homme en tant qu'individu à celui de l'Homme en groupe, alors à ces notions de donné et de construit vient
s'ajouter celle de dominance.
Source : Gallica

Portrait de Boris Rybak Boris Rybak Anachroniques (1962)

Cette conscience, prolongée par un organe polyvalent, la main, fait que non seulement Homo sapiens est capable d'une activité réfléchie, - qui le mène à poser notamment le problème de sa signification et de celle du monde, mais aussi d'une activité créatrice concrète. Capable de comprendre l'absurde, capable d'en souffrir, d'en faire le Mal. Contrecarrer cet absurde, c'est ce qui rend unique la position d'Homo sapiens et donne sa grandeur à son psychisme créateur. Pour cet Etre sans commune mesure, il vient que ce qui procède de la Nature c'est l'infrastructure de toutes choses.
Source : Gallica

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