Alphabet arabe

Définition et enjeux

Charles Berton,  Quatre années en Orient et en Italie… (1854)

“ L'alphabet arabe est phonétique, comme le nôtre, c'est-à-dire représentant des sons, et non pas idéographique, ou hiéroglyphique, comme celui des Chinois ; mais il ne représente que des articulations ou des consonnes, de manière qu'il faut deviner la prononciation des voyelles, ou, en d'autres termes, de manière qu'il faut savoir la langue et en connaître tous les mots, avant de savoir lire. On ne sait donc bien lire le turc ou l'arabe que quand on en connaît l'orthographe, c'est-à-dire quand on peut le parler ”
Source : Gallica

Atlas des colonies françaises, protectorats et territoires sous mandat de la France… (1934)

“ L’alphabet arabe est au contraire extrêmement répandu parmi les musulmans de toute race, qui s’en servent, non point pour transcrire la langue arabe parlée — laquelle ne s’écrit pas — mais pour écrire, avec plus ou moins de correction, l’arabe classique. En fait, à de rares exceptions près, aucun noir et peu de Touareg parlent l’arabe; mais un très grand nombre de musulmans noirs et beaucoup de Touareg savent lire et écrire couramment l’arabe, qui joue dans tout le Soudan islamisé le rôle d’une langue écrite internationale. ”
Source : Gallica

Henri Basset,  Essai sur la littérature des Berbères (1920)

“ Partout ailleurs l'alphabet libyque est tombé en désuétude, non parce qu'il n'a pu soutenir le choc de l'alphabet latin, mais parce qu'il était celui d'un peuple qui n'en avait pas besoin, n'étant pas socialement apte à posséder une écriture courante. Quand, dans quelques rares régions, ce moment arriva, chez les hérétiques du Djebel Nefousa par exemple, ou dans le Sous, il y avait bien des siècles que les caractères nationaux étaient oubliés : pour écrire les quelques ouvrages qu'ils composèrent dans leur langue, les Berbères empruntèrent l'alphabet arabe. ”
Source : Gallica

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