Résumé

Jules Salenc Les écoles maraboutiques du Sénégal… (1914)

L'école qoranique, telle qu'elle fonctionne actuellement, est viciée de défauts de tous genres; personne ne les nie : enseignement purement confessionnel et purement mécanique qui n'exerce aucune influence sur le développement intellectuel de l'enfant; disparition lente des civilisations locales, et surtout immuabilité traditionnelle qui fait que nos Sénégalais s'islamisent en grande partie par la planchette des premiers siècles de l'hégire, et en restent là, à l'heure où l'Orient lui-même, berceau de l'Islam, se modernise.
Source : Gallica

Jules Salenc Les écoles maraboutiques du Sénégal… (1914)

Comme il convient en Islam noir, où nul n'est musulman que sous la forme d'un lien mystique l'attachant à un marabout suzerain, tous ces maîtres d'école font partie d'une voie religieuse ou plus exactement sont affiliés à la « Voie » d'un cheikh. Tous, quels qu'ils soient, se classent dans l'une ou l'autre des deux voies Qadria ou Tidiania, les seules voies qui soient connues au Sénégal. On ne peut signaler que deux marabouts du cercle de Lagana qui se rattachent à un cheikh maure, Baba Hamdi, des Ida Ou El Hadj, et par suite se disent Chadelia.
Source : Gallica

Jules Salenc Les écoles maraboutiques du Sénégal… (1914)

Ce n'est pas en vain que nos Sénégalais de tous peuples cherchent à réaliser ce tour de force quotidien de faire leur éducation intellectuelle hors d'eux-mêmes, dans une langue et une littérature profanes ou religieuses, complètement étrangères à leur mentalité et à leurs traditions, où les méthodes de pédagogie sont rudimentaires pour ne pas dire nulles, et où les initiateurs ne font aucun effort d'adaptation ou d'assouplissement pour venir en aide à cette bonne volonté et à ce désir d'instruction si louables.
Source : Gallica

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