Résumé

Jean-Baptiste Galley Notice historique sur l’enseignement primaire à Saint-Étienne avant la Révolution

En tous cas, il est clair que les commençants n’étaient aptes à faire que ce qu’on leur voit faire à Saint-Étienne : apprendre à lire et apprendre, par audition, les prières et le catéchisme.
Je dis bien : en réalité, pas d’enseignement primaire. Il s’agit simplement d’une œuvre de catéchiste pour laquelle la lecture est indispensable. C’est pourquoi l’instituteur doit avoir la qualité du catéchiste, être « promu aux ordres sacrés ».
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Jean-Baptiste Galley Notice historique sur l’enseignement primaire à Saint-Étienne avant la Révolution

L’Église de France, par ses conciles, a souvent réclamé des écoles : pressée par la Réforme, elle a particulièrement insisté au XVIe. Elle y a toujours vu, d’abord et avant tout, un puissant moyen d’instruction, d’éducation religieuses. La société civile elle-même partageait ce sentiment : il y a de longues années que les bourgeoisies considèrent la religion comme la pierre angulaire du bon ordre. Aussi l’enseignement du peuple était-il, surtout, œuvre de piété, placé sous la direction et la surveillance de l’Église, des curés et des évêques.
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Jean-Baptiste Galley Notice historique sur l’enseignement primaire à Saint-Étienne avant la Révolution

Un enfant qui a eu jusqu’à huit, neuf ans la parfaite liberté de la rue, ne peut devenir un écolier appliqué. Comment apprendrait-il, en quelque sorte malgré lui ? alors qu’il ne songe qu’à être dehors, qu’il subit l’école et que, dans une classe trop nombreuse, il bénéficie de l’anonymat du tapage et des réponses en chœur. Lui apprend-on vraiment quelque chose du catéchisme ?
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