I. Paul-Dubois

Résumé

I. Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Plus grand était le mal, plus difficile le relèvement : il fallait ranimer la conscience publique, restaurer la foi religieuse, refaire l’éducation du pays ; l’âme de la nation était comme morte, il fallait la ressusciter. L’élite des Danois comprit la grandeur et la nécessité de l’œuvre de la régénération intérieure, elle se mit à la besogne, et s’il lui fallut plus d’un demi-siècle pour réussir, on ne-peut nier du moins qu’elle n’ait réussi, sous la conduite d’un leader éminent dont la figure domine et dont le génie semble diriger toute l’histoire psychologique du Danemark au XIXe siècle.
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I. Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Si l’école Grundtvig a réussi, c’est qu’elle ne prétend pas donner à des « primaires » un enseignement « supérieur, » c’est qu’elle ne cherche pas à amuser au risque de griser des cerveaux sans culture, mais qu’elle s’efforce et qu’elle parvient à faire, ou à compléter, au vrai sens du mot, des « éducations. » Et c’est pourquoi, — résultat essentiel entre tous, — elle ne fait pas de déclassés : la session finie, le paysan retournera au champ, l’artisan à l’atelier, sans regret ni dépaysement, mais il y retournera l’âme fortifiée, l’esprit élargi, mieux armé pour la lutte et la vie.
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L’école primaire publique, c’est peut-être le Danemark qui, de tous les États modernes, a fait depuis un siècle, pour la développer, les efforts les plus larges et les plus féconds. Grundtvig, que nous retrouvons ici, et qui fut l’un des grands « éducateurs » danois, travailla de toutes ses forces à cette œuvre pédagogique, s’efforçant particulièrement d’associer l’instruction en commun à l’éducation dans la famille, et d’imprimer à l’enseignement une direction locale en vue de rendre essor à la vie populaire.
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