Résumé

M. de Salve L’Enseignement en Turquie - Le lycée impérial de Galata-Séraï

Les progrès obtenus, en général, dans les diverses parties de l’enseignement, et notamment dans l’étude du français et celle des arts d’imitation, ont dépassé toutes les espérances, et, dans cette lutte d’émulation entre des élèves de provenances si variées, les efforts les plus louables ont été accomplis. On aurait donc tort de regarder les races d’Orient comme devenues incapables de recevoir une culture intellectuelle sérieuse et de les condamner à une immobilité définitive et fatale.
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M. de Salve L’Enseignement en Turquie - Le lycée impérial de Galata-Séraï

L’instruction est si peu répandue parmi les musulmans, même dans la classe élevée, que les progrès accomplis ailleurs dans l’agriculture, l’industrie et les arts restent inconnus ou incompris. Par dédain ou par ignorance, ce qui revient souvent au même, le Turc laisse le raïa s’enrichir sous ses yeux, à ses dépens, et ne se réserve pour lui-même d’autres moyens de fortune que les fonctions publiques ou la munificence du sultan.
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M. de Salve L’Enseignement en Turquie - Le lycée impérial de Galata-Séraï

La création du collège turc de Galata-Séraï se rapprochait trop de ses idées pour que notre ministre ne la favorisât pas de tout son pouvoir.
L’enseignement devait être donné en français et comprendre la littérature, l’histoire, la géographie, les mathématiques élémentaires, les sciences physiques et naturelles, les langues turque, arabe et persane. Des cours de grec et de latin étaient destinés à faciliter l’intelligence des étymologies scientifiques ; le grec était pour la plupart des élèves d’une utilité journalière, et le latin offrait à ceux d’origine slave un intérêt particulier.
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