Alphabet latin

Définition et enjeux

Ambroise Firmin-Didot,  Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)

“ Notre vieil alphabet latin peut suffire encore, à l’aide de légers artifices, à transcrire les sons de notre langue; l’Italie, 97 l’Espagne, le Portugal, n’en ont pas d’autre, et il suffit à la prononciation de leurs langues, romanes comme la nôtre. Tout en gardant notre physionomie naturelle, rapprochons donc, à leur exemple, du simple et du beau notre écriture que les traces d’une érudition surannée compliquent aussi inutilement pour les lettrés que pour les ignorants. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury,  L’Invention de l’écriture, les origines et le développement des alphabets

“ L’écriture prit graduellement dans chaque contrée principale une physionomie originale, et qui donna naissance, quand se multiplièrent les monumens des langues nationales, à des configurations tout à fait distinctes. L’alphabet latin a passé par des transformations presque aussi nombreuses que celles que traverse le vieil alphabet phénicien pour arriver aux belles capitales qu’on trouve gravées sur les édifices du règne d’Auguste. ”
Source : Wikisource

Portrait de Émile Egger Émile Egger,  Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir à l'étude des trois langues classiques… (1852)

“ Le grec classique distingue deux degrés de l'aspiration, qu'il marque par l'esprit doux et par l'esprit rude. Le latin ne marque d'aucun signe les syllabes qui ne sont pas particulièrement aspirées, et réserve le h pour marquer un degré plus sensible de l'aspiration. Le français qui a pris le h à l'alphabet latin l'emploie tour à tour pour marquer une aspiration forte comme dans haine, et pour rappeler seulement une étymologie, dans des mots où nous ne faisons sentir aucune aspiration, comme humble qui vient de humilis. ”
Source : Gallica

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