Victor-Alphonse Huard,
Labrador et Anticosti
“ Quoi qu’il en soit, on tue ce qui se présente. Et comme avant de griller un bifteck de caribou ou d’autre chose, il faut d’abord lever la peau de l’animal, voilà l’industrie qui s’en vient d’elle-même forcer la main au sauvage. On ramasse ainsi, tout l’hiver, des pelleteries que l’on apportera à la mer, le printemps venu, et que l’on donnera au « bourgeois », pour payer les avances de provisions, de vêtements et de munitions que l’on a reçues l’été précédent. Mais, en somme, on chasse pour manger, et, par surcroît seulement, on fait de l’industrie et du commerce. ”

