Résumé

Encyclopédie générale. Tome 2 (1869-1871)

La métaphysique d'Aristote, dans ses parties authentiques, n'est pas moins fondée sur l'expérience que la physique. Aristote, en effet, n'est pas un de ces idéalistes de l'école d'Élée ou de l'école de Platon,- qui poursuivaient par la logique pure la recherche des causes premières. Toute théorie qui ne repose pas sur la réalité, tout principe qui n'a pas son point de départ dans la nature, toute loi qui ne résulte pas d'un ensemble de faits lui semblent être autant de chimères et d'illusions. C'est au défaut d'observation qu'il attribue tous les errements des philosophes.
Source : Gallica

Encyclopédie générale. Tome 2 (1869-1871)

Un arc de triomphe, pour avoir une raison d'être, doit être une page d'histoire écrite en pierre pour l'éternité. Or, les arcs romains, décorés d'une architecture appliquée, de fins bas-reliefs, de sculptures détachées, n'ont pas, selon nous, le caractère de durée et de grandiose de la porte Saint-Denis ou de l'arc de l'Étoile.
Le charme des premiers est peut-être surtout dans la solitude qui s'est faite autour d'eux, dans leur état de ruine qui laisse à l'imagination le plaisir de compléter et de deviner, dans la magnifique couleur dont le climat d'Italie pare les monuments de marbre
Source : Gallica

Encyclopédie générale. Tome 2 (1869-1871)

L'art
ancien, admirable dans son esprit de tradition et dans sa volonté de progrès, marche sûrement et graduellement : chaque temple reproduit le type trouvé du temple, chaque théâtre le type du théâtre, chaque therme le type des thermes, mais chaque fois avec un perfectionnement; c'est à peine si cet art est personnel, si, dans tous ces monuments, on peut constater quelques rares concessions faites à l'amour-propre de l'auteur : traditions mais liberté, progrès mais abnégation de l'artiste devant l'œuvre, tel est le caractère des belles époques de l'architecture antique.
Source : Gallica

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