Léon de Wailly

Élements biographiques

Léon de Wailly,  Revue des Deux Mondes

“ La muse de Burns est toute rustique : elle habite sous le chaume, se lève avec le soleil, attelle elle-même ses bœufs, mouille les sillons de sa sueur, vit de pain d’avoine, entre volontiers au cabaret, parle plus de pavots que de tulipes, de mares que de lac, de canards que de cygnes, et ne prend ses amours qu’au village : peut-être est-ce pour cela qu’elle est si peu constante. Avec un tel guide, comme on est loin des boudoirs et des serres-chaudes, comme on respire le grand air, comme tout s’anime et parle au cœur, comme tout intéresse et passionne ! ”
Source : Wikisource

Léon de Wailly,  Angelica Kauffmann. Tome 2 (1838)

“ Comme à cette heure Angelica respirait librement ! quel bonheur que le retour de sir Francis eût fait cesser tout motif d'inquiétude, qu'aucun souci ne gâtât de si doux instants! quel charme de se sentir près de son cher Frédéric, d'être unie à lui pour la vie, d'être riche, d'être comtesse; de ne plus dépendre d'un public capricieux, de dangereux protecteurs ; de ne plus travailler que pour l'amour de son art, pour la gloire ! ”
Source : Gallica

Léon de Wailly,  Mary Bell, William et Lafaine… (1895)

“ Dès que Carlo entendit la voix de Mary, il fut comme transformé : il dressa les oreilles, remua la queue et parut très animé. En un instant il courut vers la charrette, sauta dedans et accabla Mary Bell de ses caresses, puis, après avoir fait grand'peur à Madeleine et failli la renverser, il ressauta par terre et se mit à courir tout autour comme un fou.
« Vous pouvez vous remettre en route et monter la côte, dit Lafaine à Mary Bell, je vous rattraperai tout à l'heure. » Mary, qui tenait depuis longtemps les rênes, fit marcher le cheval.
”
Source : Gallica

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