Léon de Wailly, Revue des Deux Mondes
“ La muse de Burns est toute rustique : elle habite sous le chaume, se lève avec le soleil, attelle elle-même ses bœufs, mouille les sillons de sa sueur, vit de pain d’avoine, entre volontiers au cabaret, parle plus de pavots que de tulipes, de mares que de lac, de canards que de cygnes, et ne prend ses amours qu’au village : peut-être est-ce pour cela qu’elle est si peu constante. Avec un tel guide, comme on est loin des boudoirs et des serres-chaudes, comme on respire le grand air, comme tout s’anime et parle au cœur, comme tout intéresse et passionne ! ”
