Léon de Wailly

Résumé

Léon de Wailly Angelica Kauffmann. Tome 2 (1838)

Au comte !... Frédéric resta suffoqué. Son imagination avait pris feu : c'était une étincelle dans un baril de poudre. Dès qu'ils furent seuls :
— Quelle distraction ! dit Shelton en souriant.. c'est qu'aussi plus je réfléchis à votre histoire, moins je puis m'ôter de la tête que ce titre vous est dû. Tout annonce en vous un gentilhomme. Il en est de nous comme des chevaux, et il est facile de voir qu'il y a en vous de la race. C'a été ma première impression, et, ma foi! je ne m'en dédis pas. Il se passe des choses si extraordinaires dans le monde.
Source : Gallica

Léon de Wailly Angelica Kauffmann. Tome 2 (1838)

Un duel avec Shelton, c'est la mort ; une mort infaiilible!... Eh bien ! soit!..; la mort!... La mort est la bienvenue quand, on est déshonoré, quand l'existence est à jamais flétrie !... Mourir, c'est rendre à Angelica la liberté !.. Mais du moins ne pas mourir seul, sans se venger, sans la venger!.... Mourir!... mais dans le sangde.Shelton, sur. son cadavre !... Et qui sait? peut-être honoré d'un regret d'Angelica !
Source : Gallica

Léon de Wailly Angelica Kauffmann. Tome 2 (1838)

Comme à cette heure Angelica respirait librement ! quel bonheur que le retour de sir Francis eût fait cesser tout motif d'inquiétude, qu'aucun souci ne gâtât de si doux instants! quel charme de se sentir près de son cher Frédéric, d'être unie à lui pour la vie, d'être riche, d'être comtesse; de ne plus dépendre d'un public capricieux, de dangereux protecteurs ; de ne plus travailler que pour l'amour de son art, pour la gloire !
Source : Gallica

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