Anthony Trollope

Résumé

Anthony Trollope Le Domaine de Belton

« Clara me dit que je ressemble à une de vos amies d’autrefois, monsieur Belton ? »
Il la regarda attentivement en lui répondant :
« Je n’ai pas le droit de l’appeler mon amie, mistress Askerton ; en effet, c’était tout au plus une connaissance, mais vous ressemblez extrêmement à miss Vigo.
— Je suis étonnée que les gens n’aient pas plus de ressemblance entre eux.
— Il y a souvent des ressemblances, mais pas jusqu’à amener des méprises. Je vous aurais accostée dans la rue en vous appelant mistress Berdmore.
— N’ai-je pas entendu prononcer ce nom ici ? » demanda Clara.
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Anthony Trollope Le Domaine de Belton

Clara, vous m’êtes plus chère que ma mère ; cent fois plus chère ! »
En disant ces mots, il s’agenouilla devant elle.
« Vous êtes tout pour moi ; dites que vous ne me repoussez pas. »
Il était suppliant, et les supplications sont bien puissantes sur le cœur des femmes. Les hommes réussissent souvent par l’ardeur de leurs prières.
« Clara, dites que vous serez ma femme. »
En lui parlant ainsi, il essaya de lui prendre la main, et le son de sa voix indiquait une passion sincère.
Le capitaine Aylmer ne s’était jamais agenouillé devant Clara Amadroz.
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Anthony Trollope Le Domaine de Belton

« Quelle heureuse chance que vous vous soyez rencontrés ! dit mistress Winterfield. Je ne savais pas quand vous viendriez, Fred ; vous n’avertissez jamais.
— Je trouve qu’il est mieux de me donner un peu de marge, ma tante, j’ai tant de choses à faire !
— Je pense qu’il en est ainsi pour les hommes, dit mistress Winterfield ; mais je savais que Clara viendrait par ce train, et j’ai envoyé Tom à sa rencontre. Les femmes peuvent du moins être exactes. »
Mistress Winterfield était une de ces femmes qui croient fermement que leur sexe est inférieur à l’autre.
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