Résumé

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Confessions : notes autobiographiques (1895)

Le jour de mon entrée « à la pension », comme d'instinct, ou, plutôt, d'instinct tout court, j'eus horreur, pas peur, horreur, non de la salle d'étude aux pupitres noirs, à l'odeur pédestre et encore autrement, à la chaire cent fois repeinte en jaune brun, cent fois s'écaillant, d'où nous dominait mal et maladroitement le pion détesté et en revanche haineux et injuste (pauvre garçon, poète ou étudiant par trop pauvre, ou, alors, pion de métier, il y en a, et de consciencieux, et de féroces, – et d'autres !)
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Confessions : notes autobiographiques (1895)

On juge de mon inquiétude et de mon empressement, dès mon premier déjeuner, après avoir prévenu ma mère que je ne rentrerais sans doute que pour dîner, invité à déjeuner en ville, lui disais-je pour ne pas l'alarmer inutilement, à me rendre rue Nicolet, pour avoir des nouvelles.
La petite vérole s'était manifestement déclarée et du délire commençait.
J'eus toutes les peines du monde à cette fois monter à la chambre de la malade, et cette fois encore ce fut la mère – digne femme et grand coeur à qui tout mon culte est dédié ! – qui m'introduisit.
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine Confessions : notes autobiographiques (1895)

Alors, après quelques banalités sur la pluie et le beau temps, je me retirai après avoir rappelé à Sivry notre rendez-vous au Delta et me retirai comme charmé, sur une poignée de main au camarade et une autre, douce au possible à... l'amie.
L'amie, oui ; car quel nom donner à qui venait de m'inspirer tout à coup, tel un coup de... joie calme, ce rafraîchissement tout fleurant d'innocence et de simplicité ? Et je ratiocinai tout en m'acheminant sans but vraiment, tandis que ma
bête se dirigeait vers l'affreux breuvage vert.
Source : Gallica

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