Résumé

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Splendeur et misères d'un dictionnaire grec… (1864)

J'ignorais encore quel malheureux sort est réservé aux livres entre les mains de certains écoliers. Les soins que j'étais en droit d'attendre me manquèrent complètement, par le fait de la paresse de Pierre Bertrand qui, à partir de ce jour, fit ses versions grecques tant bien que mal, sans avoir recours à moi plus que si je n'existais pas. C'est ainsi que j'en fus réduit à me sécher tout seul comme je pus et que j'eus le chagrin de voir mes feuillets humectés corrompre peu à peu leurs voisins et porter la contagion à plus de dix pages à la ronde autour d'eux.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Splendeur et misères d'un dictionnaire grec… (1864)

Ainsi Pierre Bertrand, comblé
des biens de la forlune, rentré dans sa propre estime et méritant d'être heureux enfin, est plus malheureux que jamais aujourd'hui. Il se demande chaque jour quand cessera son supplice, et s'il lui sera donné de goûter jamais le bonheur auquel il aspire depuis si longtemps. Vous le voyez, après vingt ans d'expiation, l'infortuné porte encore la peine de sa paresse d'autrefois.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Splendeur et misères d'un dictionnaire grec… (1864)

On retrouvait là le Pierre Bertrand de la pension. Vous allez en juger.
Un jour, une personne qui n'était pas un client habituel de l'homme d'affaires entra dans le bureau. Pierre ne dormait pas ce jour-là ; debout devant la fenêtre, il se livrait au plaisir de la chasse, et poursuivait de carreau en carreau une mouche qui lui échappait sans cesse.
— Votre patron est-il là, jeune homme? demanda le nouveau venu en entrant.
— Non, monsieur; mais il reviendra à trois heures, répondit Pierre, se tournant à demi vers l'étranger, et interrompant sa chasse avec un déplaisir évident.
Source : Gallica

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