Résumé

Louis Karolus L'Élève Rigobert, souvenirs de la vie de collège… (1864)

Il s'élance à la garde de Dieu, tout en criant : « A moi ! les sauveteurs! je ne sais pas nager; » et, partant d'un plat-cul, il va tomber d'aplomb sur les épaules du premier. Double noyade ! alors M. de la Bretagnerie, pion des pions, et remplissant sur le bord de l'eau les fonctions de directeur, — un homme dartreux, qui n'avait encore à cinquantecinq ans que le poil follet, hargneux comme
un vieux chat plumé, — dut présider au sauvetage de Rigobert.
Source : Gallica

Louis Karolus L'Élève Rigobert, souvenirs de la vie de collège… (1864)

Toutes les nuits, deux veilleurs roulaient alternativement par là comme des spectres , le nez bourré de tabac, marchant avec des savates de lisière et le dos couvert d'une vaste houppelande brune. Les maîtres d'étude couchaient dans des cabines séparées. Un soir, entre dix et onze heures, le veilleur arrive pour faire sa ronde, mais il s'enfuit épouvanté du dortoir des moyèns : un grand fantôme a pris sa place, et glisse lentement entre les lits. Le fonctionnaire nocturne jette l'alarme et va faire son rapport : on accourt ; chaque élève, réveillé
un profond sommeil, demande où est le feu !
Source : Gallica

Louis Karolus L'Élève Rigobert, souvenirs de la vie de collège… (1864)

Il lui donna même une grosse montre de famille en argent, lourde, solide, difficile à détraquer, un vrai tournebroche ; c'était un outil robuste, à l'épreuve du doigt et de la clef, mais allant à sa guise, tantôt en avant, puis en arrière, et se reposant quelquefois dans sa course sans le moindre motif. Tout d'abord, l'élève parut fier de ce bijou d'encouragement; mais au fond, il n'en faisait pas le moindre cas, attendu que ce n'était pas la mode alors d'avoir des toquantes au collége; le petit nombre de garçons, à qui
les familles en imposaient une, s'empressaient de la vendre au rabais.
Source : Gallica

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