Résumé

Auguste Salles L'abbé Follioley : sa vie et son oeuvre… (1904)

Si je dressais la liste de cette glorieuse élite, je ne trouverais pas beaucoup moins de vingt anciens élèves qui, professeurs de lycée ou de collège, élèves de l'Ecole normale, boursiers de licence, sont venus déjà ou vont bientôt grossir nos rangs et paient ainsi notre dette de reconnaissance à l'Etat qui nous donne des maîtres dévoués et habiles. Je distingue sur vos bancs plusieurs jeunes gens des mieux doués, qui s'apprêtent à suivre les premières traces et qui, eux aussi, ambitionnent de consacrer leur jeunesse à l'étude et leur vie à l'enseignement public.
Source : Gallica

Auguste Salles L'abbé Follioley : sa vie et son oeuvre… (1904)

L'abbé Follioley put dans la suite, à Nantes notamment, accomplir de plus grandes choses, obtenir des succès qui tinrent du prodige ; nulle part plus qu'à Laval il ne donna sa pleine mesure et ne fit preuve d'une plus complète maîtrise. En dépit de certaines erreurs, plus critiquables chez lui que chez un autre, il faut le reconnaître, il réussit — au prix de quels efforts et de quelle tension d'âme constante, ceux-là seuls le savent qui ont été mêlés à sa vie — à faire du petit lycée de Laval le premier lycée, ou peu s'en faut, de l'Académie de Rennes, la « maison-modèle de l'Ouest ».
Source : Gallica

Auguste Salles L'abbé Follioley : sa vie et son oeuvre… (1904)

Nous étions cinq ou six seulement qui représentions les lycées qu'il avait dirigés et les générations d'écoliers qu'il avait semés de par le monde. Nous le conduisîmes au lieu de repos qu'il s'était lui-même choisi, dans son diocèse d'origine, en la ville où s'était amorcée et quasi décidée sa vie entière, au cimetière d'Arras. Nulle pompe, nul éclat, pas un discours sur la tombe d'un homme qui avait tenu partout une si grande place et qui avait empli de son renom — un renom qui avait des reflets de gloire — l'Université de
France.
Source : Gallica

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