Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud L'enfant du guide (1868)

Catherine l'attendait : « Ne t'étonne pas si madame pleure; tu es le premier enfant qu'elle consent à voir depuis qu'elle a perdu son petit garçon.
FRANZ.
Soyez tranquille. »
Catherine et Franz entrèrent : en apercevant l'enfant, Mme Saint-Victor rougit, et fut suffoquée par les larmes. Franz mit l'agneau à terre, et s'avança vers elle : « Ne pleurez pas, » dit-il, en se haussant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
Catherine fit un mouvement pour le retenir, mais, à sa grande surprise, Mme Saint-Victor se
Ne pleurez pas, dit-il.
Source : Gallica

Julie Gouraud L'enfant du guide (1868)

Les beautés de la nature ont des traits communs, voilà pourquoi Franz sentait son cœur se dilater; il avait l'illusion de se rapprocher de sa mère; il pensait au Hacken, au Lowertz, à tout ce qu'il aimait.
Mlle de Candes témoigna à l'enfant une affection qui déplut à Mme Saint-Victor. La manière dont elle félicita le collégien de ses succès acheva de la mécontenter; mais elle dissimula et parla de plaisir et d'amusement. Tant de frais étaient inutiles pour l'enfant de la Suisse; le bord du fleuve, l'horizon, le ciel bleu, suffisaient à sa joie.
Source : Gallica

Julie Gouraud L'enfant du guide (1868)

LHENA.
C'est un beau rêve, mon garçon, mais je te conseille de ne le raconter à personne.
STÉPHANE.
Pourquoi donc?
LHENA.
On se moquerait de toi. Un garçon de ton âge ne doit pas rêver de pareilles bêtises: Franz monté sur le Hacken, et jeter des dragées!
STÉPHANE.
Que voulez-vous! Les rêves sont des rêves, et tout le monde n'en fait pas de si beaux.
LHENA.
Allons, remontes-tu là haut?
STÉPHANE.
Non, mes fromages sont faits, et je rentre à Schwytz.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature