Léon de Wailly, Revue des Deux Mondes
“ Ce n’était pas assez, cette fois, d’un cœur passionné et d’une imagination ardente, il fallait que l’adversité fécondât et fît éclore ces germes ; il fallait que l’ignorance en abritât la fleur. Et puis étonnons-nous que ce fruit divin soit si rare, et que, comme l’arbre merveilleux des contes orientaux, le génie ne fleurisse que tous les cent ans. À l’époque où naquit Burns, l’Écosse était un terrain singulièrement propre à cette précieuse culture. La poésie a besoin d’un climat tempéré, entre le soleil dévorant de la civilisation et l’ombre glaciale de la barbarie. ”
