Charles Magnin, Le Naufrage de Sepulveda
“ L’épopée est, si on l’ose dire, l’océan de la poésie, tandis que les autres genres ne sont que des fleuves d’inégale grandeur qui vont y aboutir et s’y perdre. La tragédie, par exemple, qui peint les passions, humaines dans leurs courts momens de crise, n’est qu’un rameau détaché de l’antique et vaste cèdre épique. L’églogue, qui réfléchit, dans son pur miroir les bois, les fleurs, l’azur des lacs, la nature, en un mot, sous les aspects les plus attrayans, et l’homme à l’état de calme ; l’églogue, dis-je, n’est ’qu’une des faces gracieuses de la poésie épique. ”
