Alphabet hébreu

Définition et enjeux

Encyclopédie du dix-neuvième siècle… (1870-1872)

L'écriture égyptienne procédait d'une manière différente et n'aura pu influer qu'indirectement sur l'adoption de l'art d'écrire par les Hébreux.
L'alphabet hébreu se compose de vingt-deux lettres qui s'écrivent de droite à gauche et toutes consonnes ; trois d'entre elles cependant peuvent remplir quelquefois les fonctions de voyelles, et sont appelées, pour cette raison, maires lectionis par les grammairiens. A l'époque de saint Jérôme encore, les Juifs ne se servaient ni de voyelles ni de points diacritiques pour fixer la lecture et le sens de leurs livres.
Source : Gallica

Portrait de Jean-François Champollion Jean-François Champollion Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens

Le מ (mem) , le ן (noun) et le ס (samech) de l’alphabet hébreu, ont des correspondans bien distincts dans l’écriture phonétique égyptienne ; ce sont les hiéroglyphes qui expriment le plus ordinairement les consonnes Μ, Ν et Σ, des noms propres grecs.
Le ע (aîn) hébreu n’eut probablement point d’équivalent dans l’alphabet hiéroglyphique.
Le פ (phé) hébreu paraît s’être prononcé tantôt P, tantôt PH. Les Égyptiens, dans leur écriture phonétique, exprimèrent aussi ces deux consonnes par un seul et même caractère, le carré strié.
Source : Wikisource

Léon de Wailly Curiosités philologiques, géographiques et ethnologiques (1855)

Alphabeti verè naturalis hebraici brevissima delineatio , dans lequel il cherche à prouver que l'hébreu est une langue si naturelle aux hommes, que les caractères en sont comme nés avec eux, puisque l'alphabet hébreu n'est, selon lui, que la représentation de la position des organes vocaux nécessaire pour le prononcer.
Source : Gallica

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