Langue égyptienne

Définition et enjeux

Dr Dujardin Revue des Deux Mondes

« Si, au contraire, le système hiéroglyphique employait exclusivement des caractères de son, ces signes ou lettres composant l’écriture égyptienne, sculptés avec tant de profusion sur les monumens publics, ne devaient reproduire d’habitude que le son des mots propres à la langue parlée des Égyptiens.
« En supposant enfin que l’écriture hiéroglyphique procédât par le mélange simultané des signes d’idées et des signes de sons, la connaissance de la langue égyptienne antique restait encore l’élément nécessaire de toute recherche raisonnée, ayant pour but l’interprétation des textes égyptiens. »
Source : Wikisource

Portrait de Édouard Naville Édouard Naville L'Évolution de la langue égyptienne et les langues sémitiques… (1920)

Il y a eu des voyelles dans l'écriture hiéroglyphique, la dernière phase de l'évolution de la langue égyptienne nous le montre clairement, et ici nous voyons tomber l'un des deux appuis sur lesquels l'école de Berlin tondait sa thèse que l'égyptien était une langue sémitique, quand elle soutient que, comme l'hébreu ou l'arabe, l'égyptien n'avait pas de voyelles, et que l'alphabet ne consiste qu'en consonnes.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Naville Édouard Naville L'Évolution de la langue égyptienne et les langues sémitiques… (1920)

Avec beaucoup de raison, il dit que les verbes forment la partie la plus essentielle de la langue égyptienne. Partant de la conjugaison, il s'exprime ainsi : (1) « Le verbe égyptien, dans sa conjugaison, offre une forme active et une forme passive, de plus les modes de l'indicatif, du subjonctif, de l'optatif, de l'impératif, du participe, de l'infinitif. Quant aux temps, il faut reconnaître comme temps fondamentaux : le présent, le passé, le futur. »
Source : Gallica

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