Eugène Revillout

Élements biographiques

Portrait de Eugène Revillout Eugène Revillout Les Obligations en droit égyptien comparé aux autres droits de l'antiquité… (1886)

Il en était de même en Egypte dans le mariage d'égalité : « Je t'ai établie pour femme, y disait le mari. T'appartiennent toutes choses au monde dépendant du faire à toi mari. Je te les abandonne depuis le jour ci-dessus à jamais », ou bien encore : « Je t'ai établie pour femme. Je t'abandonne le faire à toi mari depuis le jour ci-dessus. Je ne puis y échapper en tout lieu où j'irai depuis le jour ci-dessus à jamais! » C'était, dans d'autres termes, la même idée que dans la formule consacrée du mariage romain par confarréation la femme exprimait par ces mots : Ubi tu Gaius et ego Gaia.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Revillout Eugène Revillout La Propriété, ses démembrements… (1897)

Il n'occupe tout le reste que par son âme. C'est là ce qui le distingue de la brute. La volonté fait donc tout l'homme. Le fait physique n'existe pas en soi, parce qu'il est de sa nature transitoire, et par conséquent l'occupation comme l'usucapion et la prescription ne peuvent créer aucun droit. Ce qui fait le droit, c'est la volonté de l'homme, c'est-à-dire — si l'on admet la propriété — la volonté de celui qui a le dominium de la chose — droit moral par excellence.
Mais ceci nous amène à notre quatrième condition de la vente égyptienne.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Revillout Eugène Revillout École du Louvre. Cours de droit égyptien… (1884)

Aussi à l'époque sacerdotale, dans la vieille Rome patricienne, quand les époux étaient unis solennellement par la cérémonie du pain sacré, rompu et mangé en commun, de la confarréation accomplie dans le temple, cette communauté de droits et d'honneurs entre les époux était complète.
Qu'elle est éloquente et vraiment belle dans sa simplicité touchante, cette formule que prononçait la nouvelle épouse : « Ubi tu Gains et ego-Gaia. Où tu es, toi, le maître, je suis, moi, la maîtresse ; je porte le même nom que toi, au même titre ; je suis ton double, unie à toi par un noeud divin! »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature