Paul Joüon, Grammaire de l’hébreu biblique (1923)
“ Cette raison est encore plus forte dans le cas du redoublement virtuel spontané d’une gutturale (p. ex. אַחִים, § 20 c) où l’on ne peut guère supposer un ancien redoublement réel [6] . La consonne un peu prolongée n’est pas longue, car alors on aurait le dagesh ; elle n’est pas brève, car alors la syllabe serait ouverte et l’on aurait une voyelle de syllabe ouverte ; elle est donc moyenne. Il n’y a rien de bien étonnant à ce qu’une langue qui a une série de voyelles moyennes (◌ָֽ, ◌ֵ, ◌ֹ) ait aussi des consonnes moyennes, intermédiaires entre la longue et la brève. ”
