Catherine de La Guette

Résumé

Catherine de La Guette Mémoires de Madame de La Guette (1681)

Je ne suis pas en état de me défendre, mais il ne sera jamais dit que j’aie fait périr mon ami. »
Je regardois toutes ces choses d’un sang’froid et sans aucune émotion. Le plus déterminé d’entre eux monta sur le cheval de mon mari, avec un mousqueton à la main et deux pistolets devant lui, et poursuivit le pauvre M. Jourdain à toute outrance, qui fit fort bien de ne le pas attendre, et donna des deux de toute sa force. Il alla donner l’alarme à Lamone, criant : « Messieurs, à cheval ! à cheval ! voilà qu’on vole et assassine M. et Mme de La Guette à demi-quart de lieue d’ici. »
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Catherine de La Guette Mémoires de Madame de La Guette (1681)

Les jeunes femmes sont ravies quand cela arrive. J’avois bien raison d’en avoir de la joie, car Dieu me fit la grâce de me donner un enfant qui a été depuis un excellent homme et a eu l’approbation de tous les gens qui l’ont connu, grands et petits, en France et aux pays étrangers.
Cependant madame la duchesse d’Angoulême vint à Grosbois. Je ne manquai pas à mon devoir : je l’allai saluer. Elle ne m’eut pas plus tôt vue au visage qu’elle me dit : « Vous êtes grosse, madame de La Guette. » — « Je le crois, Madame, lui dis-je ; Votre Altesse ne se trompe pas. »
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Catherine de La Guette Mémoires de Madame de La Guette (1681)

« Monsieur de Marsin, vous avez du dessein aujourd’hui. — Oui, ma foi, lui repartit-il, j’en ai ; et il faut qu’elle soit bien cruelle si elle s’en défend. » Je fus l’après-dînée chez M. Guiot, où je trouvai mademoiselle de Clermont dans un très-grand éclat ; et je crois que son miroir lui avoit appris que M. de Marsin ne lui échapperoit pas ce jour-là. Comme j’étois auprès d’elle, l’on me vint dire que deux messieurs me demandoient. M. Guiot, qui est honnête et civil, fut à leur rencontre : c’étoient M. de Marsin et mon mari.
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