Résumé

Portrait de Paul de Musset Paul de Musset Madame de La Guette [le Marquis de Jerzay… (1842)

Si Louis de Bourbon avait bien voulu se rappeler l'arrogance et la dureté dont il usait envers la reine et le cardinal, il aurait sans doute pensé que les avertissements ne manquaient pas de vraisemblance ; mais, comme le disait alors mademoiselle de Longueville l'aînée, « les grands princes sont dans leur jeunesse aussi persuadés qu'on les craint que les belles femmes sont persuadées qu'on les aime, et il n'est pas plus aisé de détromper celles-ci des effets de leurs charmes qu'il n'est facile de détromper les autres de la terreur que cause leur nom. »
Source : Gallica

Portrait de Paul de Musset Paul de Musset Madame de La Guette [le Marquis de Jerzay… (1842)

Notre marquis, son billet à la main, marchait sur la pointe du pied, lorsqu'il vit tout à coup paraître madame Beauvais, la première femme de chambre, armée des coiffes de nuit de Sa Majesté.
— Un homme ici! s'écria-t-elle; et c'est vous, Jerzay, qui vous introduisez chez la reine ! Vous nous feriez un beau scandale. Retirez-vous, mon cher enfant. Ce n'est pas un crime d'être amoureux, mais notre souveraine ne veut plus trouver d'amants dans ses armoires.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Musset Paul de Musset Madame de La Guette [le Marquis de Jerzay… (1842)

Déclarez votre amour : on vous pardonnera cette témérité ; on y rêvera, et, que la suite tourne au tendre ou au sévère, ce sera un échec pour le Sicilien. J'arriverai sur ces entrefaites, et, quand on m'aura laissé mettre ce coquin à la porte, je vous donne ma foi de premier prince du sang qu'elle lui sera fermée pour tout de bon. Les querelles de populace s'éteindront. J'irai alors à l'armée. Vous y viendrez avec moi, si vos amours n'ont pas un long cours ; mais si la reine s'attache à vous , la position est assez désirable pour qu'un gentilhomme de votre âge s'en trouve heureux.
Source : Gallica

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