Résumé

Contes à rire et aventures plaisantes ou Récréations françaises… (1881)

Un confesseur, je suis morte ! Le mari, bien étonné d'un accident si peu attendu, allume la chandelle, fait lever tout son monde, la visite partout, lui tâte le pouls, et, ne voyant rien d'extraordinaire, ne sait que juger de son mal. Elle recommença de crier de plus belle, disant : Je suis bien assurée que je n'ai pas une heure de vie ; qu'on aille quérir M. le curé, c'est ce qu'il y a de plus pressé et de quoi j'ai le plus de besoin. Le mari envoie d'abord un valet, qui frappe longtemps à la porte du curé, lequel dormait ou en faisait semblant.
Source : Gallica

Contes à rire et aventures plaisantes ou Récréations françaises… (1881)

Un jeune cavalier de la troupe, qui avait envie de rire, mit la tête hors de la portière et demanda où était Chaut-Conin. La jeune fille, toute honteuse, baissa la vue et ne dit mot, ce qui obligea le cavalier de réitérer sa demande. La vieille, plus aguerrie que la jeune, se sentant importunée, répondit sans s'émouvoir : Là, là, monsieur, ne vous moquez point de ma fille ; si votre nez était à son derrière, vous ne seriez pas loin du faubourg. Cette naïveté fit rire la compagnie, et le moqueur se trouva moqué.
Source : Gallica

Contes à rire et aventures plaisantes ou Récréations françaises… (1881)

Quoi ! répliqua le juge, quel crime a-t-il fait en disant : Sucre de vous tout à fait ? Ce n'est pas cela, monsieur, et vous m'entendez bien. Il m'a dit la plus vilaine parole qu'on puisse dire à une demoiselle. Le juge persistant à dire qu'il ne l'entendait point, à moins qu'elle ne s'expliquât, la demoiselle, après plusieurs tours et détours, fut enfin obligée de trancher le mot. Comment, dit le juge, c'est donc cela que vous appelez du sucre !
Gonnelle fait peur au marquis de Ferrare, pour le guérir de la fièvre quarte. Le marquis veut faire peur à Gonnelle, et le fait mourir.
Source : Gallica

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