William Shakespeare,
Les oeuvres complètes de Marcel Schwob…
(1927-1930)
“ Si j'ai eu une once de sincère repentir pour une abominable vie de vingt-quatre années passées, c'a été alors. - Oh ! quel bonheur pour l'humanité, me dis-je à moi-même, qu'on ne puisse pas lire dans le coeur d'autrui ! Comme j'aurais été heureuse si j'avais été la femme d'un homme de tant d'honnêteté et de tant d'affection, depuis le commencement ! Puis il me vint à la pensée : - Quelle abominable créature je suis ! Et comme cet innocent gentilhomme va être dupé par moi ! Combien peu il se doute que, venant de divorcer d'avec une catin, il va se jeter dans les bras d'une autre ! ”
