Joseph Conrad,
Gaspar Ruiz et autres récits
“ Je sondais l’ombre des yeux, lorsque j’entendis un long cri lugubre : — « Ho ! du navire ! » Deux bateliers de Gravesend nous abordèrent. Ils avaient une lanterne dans leur bateau, et longeant notre flanc, se hâlèrent sans mot dire jusqu’à l’échelle. Je vis, dans la nappe de lumière, une masse de beaux cheveux blonds dénoués. Il frissonna de nouveau. — Le jusant avait emporté le cadavre de la pauvre Maggie qui s’était engagé sous une grosse bouée de corps mort, expliqua-t-il. Je me glissai à l’arrière et lançai une fusée pour avertir ceux qui cherchaient encore. ”
