Résumé

La Revue de Paris

“ Et si c’est vrai qu’un garçon, qui n’a pas encore ses quinze ans, peut aimer d’amour une jeune fille plus âgée que lui, et bien, c’est en cette minute-là que je me suis épris de Toudoritza !
Père Toma lui enlaça la taille et l’attira à lui :
— Il ne faut pas être si bilieuse ! — lui dit-il. — Tout passe, même l’amour trompé. Et puis, Tanasse est indigne de toi...
— Si !... Il est digne de moi !... Je lui pardonne, à lui, mais je saurai qui haïr, dorénavant ! Et, croyez-moi, je ne manquerai pas de brûler ma part de chardons : leur piqûre, je l’ai sentie, moi...
”
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La Revue de Paris

“ Soudain, une brusque poussée de bise, puis v’lan ! quelque chose d’épouvantable est projeté sur mon visage et me pique au point de me faire saigner.
— Les chardons ! Les chardons ! — hurlai-je, repoussant le ballon épineux que le Crivatz nous envoyait.
Brèche-Dent bondit, alors, et tout joyeux :
— Ils sont là ? — s’écria-t-il ; — allons vite !
Pas besoin de nous habiller, nous l’étions. Chacun un bâton à la main, les caciulas bien enfoncés sur la tête, nous voilà dehors, sans oublier ce reste de pain qui devait remplacer la mamaliga et les poireaux.
L’impossible vie frénétique !
”
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La Revue de Paris

“ Le cheval mourut vers le coucher du soleil, qui dorait le désert, notre fouillis et nos faces attristées. La pauvre bête rendit son âme sans aucune peine, heureuse, peut-être, d’en finir.
Ôtant sa caciula, le père dit, en la regardant morte : — Dieu m’est témoin que je ne l’ai pas fait souffrir... J’ai couru à trois portées de fusil pour lui chercher de l’eau ; l’herbe ne lui a pas manqué, et de fouet je n’en ai point. Si elle est morte « dans mes mains », que Dieu me pardonne, mais je n’y suis pour rien.
”
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