Pierre Joigneaux

Pierre Joigneaux

Résumé

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Les paysans sous la royauté (1850)

Eh bien! mes amis, les choses abominables dont je vous ai entretenus, continua M. Mathieu, se passaient à une époque où l'on ajoutait foi à la puissance surhumaine des monarques. Si l'on souffrait sans trop se plaindre, c'est qu'on leur croyait le droit de faire souffrir.
— Il y en a d'aucuns, n'est-ce pas, monsieur Mathieu, qui voudraient bien que l'on crût encore à ce droit-là ? interrompit le gardevente.
— Bien certainement, répondit M. Mathieu.
— Oui, reprit le sabotier; mais ce qui est passé est passé : quand un homme a soixante ans, il ne retourne pas à quinze.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Les paysans sous la royauté (1850)

Le malheureux homme se défend de son mieux. On l'accuse de plus belle; la justice le fait arrêter et on lui applique la torture. Il nie d'abord, il pleure, il jure ses grands dieux; la torture ne s'arrête pas. Il nie toujours; la torture redouble ; le pauvre paysan n'y tient plus, le coeur lui manque, il avoue le crime et fournit toutes sortes de détails. —Au bout de quelque temps, la femme revient. Elle avait été enlevée par le fils du seigneur de l'endroit, puis abandonnée.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Les paysans sous la royauté (1850)

Mes amis, reprit M. Mathieu, avec l'ignorance on manie les hommes comme l'on veut. Les royalistes le savent bien, et c'est pour cela qu'ils combattent avec tant d'acharnement ceux qui cherchent à éclairer le peuple; c'est pour cela qu'ils veulent remplacer nos meilleurs instituteurs par des frères ignorantins. C'est l'ignorance qui a donné aux royalistes la majorité dans l'Assemblée, c'est l'instruction qui la leur ôtera en 1852.
Source : Gallica

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