Résumé

Charles Cassou Simples Observations aux paysans… (1849)

Lève-toi, Jacques,lève-toi,
Voici monsieur l'huissier du roi,
Elle appelle en vain ; il rend l'âme. Pour qui s'épuise à travailler, La mort est un doux oreiller. Bonnes gens, priez pour sa femme. Léve-toi, Jacques, lève-toi, Voici venir l'huissier du roi.
Tel était encore, au quatorzième siècle, l'état social des paysans en France. C'était aussi celui des paysans de toute l'Europe, car l'Europe, sortie des mêmes éléments, de la barbarie et du christianisme, gravitait autour des mêmes principes. Dés lois analogues mettaient partout les peuplés à la merci de quelques milliers de nobles.
Source : Gallica

Charles Cassou Simples Observations aux paysans… (1849)

Leur cause fut - Vite instruite et jugée; oser méditer des améliorations à leur sort, se croire hommes comme les nobles, c'était un épouvantable crime. On leur fit subir à tous des tortures atroces qu'on s'étudiait à varier avec une cruauté raffinée. Entre les mains des nobles, le paysan était ce qu'est une pauvre petite bête entre les mains des enfants qui, au milieu des éclats d'un rire naivement féroce, lui arrachent tour à tour les pattes, les ailez, la tête, comme pour voir jusqu'à quel point la vie petit résister.
Source : Gallica

Charles Cassou Simples Observations aux paysans… (1849)

Et puis vous avez toujours sur le coeur ces vilains quarante-cinq centimes dans lesquels vous voyez toute la Révolution. Vos nouveaux amis, qui ont de bonnes raisons pour détester la République et qui voudraient bien vous entraîner dans leur haine pour elle, ont bien soin de mettre entre vous et elle leur main pour que vous n'aperceviez pas la lumière de ce nouveau soleil de justice qui se lève, et que vous voyiez toujours ce malheureux impôt.
Source : Gallica

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